Culture de confiance, d’éthique et de respect

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Extrait court
Une communication claire et transparente des usages et des limites des systèmes d’IA est essentielle afin de soutenir une culture de confiance, d’éthique et de respect. »

Définition courte
Climat institutionnel et relationnel recherché au sein de l’enseignement supérieur, fondé sur la transparence, l’intégrité et la bienveillance. Face à l’intelligence artificielle, cette culture vise à préserver une relation pédagogique saine en évitant la suspicion, en plaçant l’humain au centre des priorités et en garantissant des milieux d’apprentissage sécuritaires et équitables.

Définition longue
Dans le contexte de l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) en enseignement supérieur, l’instauration d’une « culture de confiance, d’éthique et de respect » constitue l’aboutissement visé par une gouvernance responsable et humaniste. Face aux capacités de perturbation de l’IA générative et aux craintes liées à la fraude académique (le « plagIAt »), il est impératif de préserver la relation pédagogique, qui repose fondamentalement sur la confiance mutuelle entre les personnes enseignantes et la population étudiante.

Pour soutenir concrètement cette culture, les établissements misent sur l’intégrité intellectuelle et la transparence. Cela exige une communication ouverte sur les usages permis de l’IA, la déclaration de ses limites, ainsi que la protection rigoureuse de la propriété intellectuelle.

Le respect s’incarne quant à lui dans la protection des droits fondamentaux, de la vie privée et de la diversité des personnes, dans le but d’offrir des environnements d’apprentissage et de travail qui demeurent équitables et inclusifs.

L’éthique agit comme la boussole de cette culture : elle rappelle que la technologie, bien qu’utile, ne doit jamais remplacer le jugement critique, l’empathie ou la créativité humaine. En somme, cultiver cet environnement permet de contrer les dérives menant à un climat de méfiance ou de cybersurveillance abusive, en favorisant plutôt le dialogue, la responsabilisation partagée et la co-construction au sein de la communauté étudiante et professionnelle.

Éléments clés

  • Fondement de la relation pédagogique : Reconnaît que la confiance mutuelle est une condition préalable et essentielle pour que les apprentissages puissent avoir lieu.
  • Antidote à la méfiance : Vise à éviter l’instauration d’un climat de suspicion généralisée ou de contrôle excessif, souvent exacerbé par la crainte de la tricherie automatisée.
  • Transparence et intégrité : S’appuie sur la clarté des attentes, la déclaration ouverte des usages de l’IA et le respect strict du travail d’autrui.
  • Perspective humaniste : Reflète l’engagement à placer l’être humain, sa dignité et son empathie au cœur des décisions technologiques et pédagogiques.
  • Sécurité et équité : Assure que le recours aux outils numériques se fait dans le respect absolu de la diversité, prévenant ainsi la discrimination et les biais.

Exemple d’application

Face aux risques de plagiat, un département décide d’ouvrir le dialogue avec les personnes étudiantes sur les raisons éthiques d’apprendre sans l’IA, plutôt que d’adopter d’emblée une approche strictement disciplinaire basée sur des logiciels de cybersurveillance.

Sources d’inspiration

  • Cégep de Trois-Rivières. (2025). Énoncé de principes et 9 principes directeurs en IA.
  • Conseil supérieur de l’éducation et Commission de l’éthique en science et en technologie. (2024). Intelligence artificielle générative en enseignement supérieur : enjeux pédagogiques et éthiques.

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